« L’importance de l’important… »
1 Corinthiens 1, 26-31
4e dimanche du temps ordinaire (A)
(photo : Freepik, montage : JR)
Selon le regard de la société, des institutions et des personnes, la réussite se concrétise parfois en fonction du degré de scolarité, de l’emploi, de la richesse, du succès en affaires, de la visibilité et/ou du pouvoir d’influence au plan politique ou social. La réussite est alors la chose la plus importante et cela peut alors créer des catégories de classes sociales ou des divisions entre les classes. Certains seront alors considérés comme des privilégiés et les autres comme appartenant à une classe inférieure de moindre importance.
Dans sa Première lettre aux Corinthiens, Paul réaffirme que, devant Dieu, l’important n’est pas d’abord la réussite, le paraître et la domination sur l’autre, mais bien que nous existions « à travers Christ Jésus, devenu pour nous sagesse reçue de Dieu, et justice, et consécration, et délivrance. »
En affirmant que « l’importance de l’important soit dans le Seigneur » (1 Co 1,31), Paul résume les versets 22 et 23 du chapitre 9 de Jérémie :
« Que le sage ne se félicite pas d’être sage, que le fort ne se félicite pas de sa force, que le riche ne se félicite pas d’être riche, mais qu’il se félicite, celui qui me comprend et me reconnaît, parce que je suis Yhwh qui donne l’amour, la justice et le droit sur la terre, c’est cela qui me plaît. »
À la lumière de cette lettre de Paul, est-ce que la réussite et le succès sont de bonnes choses ? La réponse est certainement oui, mais leur importance ne doit pas être centrée vers soi, mais au service de notre monde pour plus d’équité, de justice et d’amour.
René Laprise
Diacre permanent (Gatineau)
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