Le Seigneur est mon berger
Jean 10, 1-10
4e dimanche de Pâques (A)
(photos et montage : Josée Richard)
Ce dimanche, le psaume 23 (22), la deuxième lecture (Pierre 2,20b-25) et l’Évangile (Jean 10,1-10) nous transportent dans une bergerie. En Israël, on connaît bien ce langage, le peuple est traditionnellement un peuple pastoral. Les bergers devaient surveiller le troupeau, combattre les voleurs ou les bêtes sauvages, conduire les bêtes aux points d’eau, les ramener le soir en sécurité à la bergerie.
Le psalmiste chante la confiance dans sa relation à Dieu qui est là, comme un berger, auprès de son troupeau. Dans sa grande bonté, il satisfait chacun des besoins de ses brebis : il est à la fois guide, médecin, protecteur… L’apôtre Pierre, lui, nous rappelle que nous étions des brebis errantes mais que, par la croix du Christ, par ce don total, nous nous sommes retournés vers notre berger, le grand gardien de notre vie. L’Évangile nous rappelle que Jésus a donné sa vie pour protéger ceux et celles qui le suivent, pour que ses brebis, qu’il connaît chacune par leur nom, aient par lui la vie, la vie en abondance.
Jésus se présente comme le « bon pasteur », comme « la porte de la bergerie ». Ce faisant, il se présente comme le seul et unique médiateur auprès de Dieu. Il est le pasteur attendu, chargé de mener à Dieu toutes les brebis de l’enclos, mais aussi celles qui ne sont pas de cet enclos. Jésus dit cela comme une confidence : c’est pour cela qu’il est venu, pour que le troupeau accède à la vraie vie. Les brebis connaissent la voix du berger, c’est pour cela qu’elles le suivent, qu’elles l’écoutent. « Le Seigneur est mon berger », il est en relation avec ses brebis, dans un amour mutuel.
Plusieurs chemins s’offrent à nous. On peut être tentés d’escalader, d’entrer par nous-mêmes dans des paradis artificiels sans passer par Jésus. C’est une tentation qu’on retrouve partout de nos jours. Alors que ce que Jésus désire, c’est d’être celui qui ouvre la porte d’un enclos à nul autre pareil, celui du Royaume de Dieu présent parmi nous, là où la vie est donnée en abondance. Jésus est la Porte, le Chemin, la Vérité, la Vie : devant l’humanité s’ouvre un vent de liberté, un vent de fraîcheur, un espace infini, une vie en avant, une éternité d’amour.
À notre tour de faire résonner la voix du Christ.
Francine Vincent, bibliste et agente de pastorale
Diocèse de Saint-Jean-Longueuil
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