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Heureux…

Matthieu 5, 1-12 : 4e Dimanche du temps ordinaire (Année A)

Quand Aristote réfléchit sur l’éthique (ou la morale), il commence par identifier les grandes aspirations de l’être humain. Sans surprise, il en conclut que son aspiration ultime est celle du bonheur. Il en fait le point de départ et la clef de toute sa réflexion éthique.

Plus que tous, Jésus sait ce qu’il y a dans l’être humain. Au moment de présenter le cœur de son évangile, il parle aussi de bonheur : « Heureux… heureux… ». Plus que tous aussi, il veut notre bonheur. Il énonce alors les attitudes caractérisant le bonheur dans son Royaume. Il rejoint et dépasse la philosophie d’Aristote.    

Si nous y regardons de plus près, de qui Jésus parle t-il quand il répète « heureux… heureux… » ?

En un premier sens, il parle de lui. En effet qui, plus que lui, possède un cœur de pauvre, pleure sur toute souffrance, est habité par la douceur, la faim et soif de la justice, la miséricorde, la pureté du coeur, est artisan de paix et persécuté pour la justice ?

Lui-même d’ailleurs affirme qu’il est doux et humble de cœur. Il pleure sur Lazare et sur Jérusalem. Son visage reflète la miséricorde du Père : « Père, pardonne-leur… ». Il ne supporte pas l’injustice, surtout à l’endroit des  petits et des pauvres, etc.

Énoncer les béatitudes c’est d’abord brosser le portrait de Jésus.

En un deuxième sens, il parle aussi de ses disciples. Tout à fait normal puisque le disciple est invité à imiter son maître.

Et alors, si nous voulons pénétrer l’esprit des béatitudes, feuilletons notre album de famille et regardons ceux et celles qui se sont mis à la suite de Jésus. Nous y voyons, par exemple, la pauvreté de cœur de François d’Assise, la compassion de Mère Teresa, la douceur de Jean XXIII, la soif de justice d’Helder Camara, la miséricorde de Vincent de Paul, le cœur pur de Thérèse de l’Enfant Jésus, l’engagement pour la paix de Bernard, les Apôtres persécutés, etc

La pratique des béatitudes a conféré une grande beauté à quantité de saints et saintes. En retour, ceux-ci illustrent à merveille la beauté du message de l’Évangile.   

De qui Jésus parle-t-il encore quand il prononce ses béatitudes ? Sans doute aussi de son Église. Il l’a rêvée pénétrée de l’esprit des béatitudes. D’ailleurs, comment imaginer que des disciples vivant les béatitudes n’en viennent pas à former une Église des béatitudes !

Le Concile Vatican II a proposé l’idéal d’une Église « servante et pauvre ». Le Seigneur n’est-il pas en train d’exaucer son désir, d’une façon que les Pères du Concile n’avaient pas imaginé. N’est-ce pas aussi le programme du pape François dans Evangelii gaudium ? Ses paroles et ses gestes en témoignent amplement.

Un humble refrain d’autrefois résume bien l’esprit des béatitudes : « Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».

Mgr Bertrand Blanchet

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