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Comment ça fonctionne le salut?

Voici l'ageau de Dieu

Le jugement dernier, monastère de Voroneţ, Bucovine (Wikipedia)

Plusieurs textes du Nouveau Testament traitent de l’entrée dans le royaume de Dieu, de la résurrection ou de l’accès à une vie éternelle, mais que faut-il faire pour être sauvé ? Sur cette question, les pages de la Bible offrent plusieurs modèles différents. En voici trois, qui me semblent particulièrement intéressants.

Matthieu : le jugement selon les œuvres

Le chapitre 25 de l’Évangile selon Matthieu offre une vision du jugement dernier. Les humains sont séparés en deux. Ceux qui sont à droite reçoivent l’accès au royaume du Père (v. 34), à la vie éternelle (v. 46) alors que ceux qui sont à gauche sont voués au châtiment éternel (v.46). Les critères au cœur du jugement : donner à boire à celui qui a soif, donner à manger à celui qui a faim, accueillir l’étranger, vêtir celui qui est nu, visiter celui qui est malade ou celui qui est en prison. La particularité de ce modèle est qu’il s’adresse à « toutes les nations » (v. 32). En effet, ces gestes de solidarité ont un aspect universel.

Jean : croire pour vivre

Dans la perspective de l’Évangile selon Jean, l’important est de croire que Jésus est l’envoyé du Père. La synthèse de l’Évangile affirme que les signes placés dans ce livre l’ont été « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jean 20,31). L’accès à la vie éternelle passe donc par l’affirmation personnelle d’un acte de foi : croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. « Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3,18).

Paul : la grâce gratuite

Le début de la lettre aux Romains argumente que tout le monde est pécheur. Personne ne peut se sauver par soi-même, mais heureusement la justice de Dieu est accessible pour tous : « tous ont péché, sont privés de la gloire de Dieu, mais sont gratuitement justifiés par sa grâce, en vertu de la délivrance accomplie en Jésus Christ » (Romains 3,23-24). Pour Paul, ce ne sont pas nos œuvres qui nous sauvent, ni nos croyances. C’est Jésus Christ qui sauve ! Notre rôle est plutôt d’accueillir ce salut.

Alors, lequel de ces modèles vous paraît le plus juste ? Personnellement, je pense qu’il y a un aspect mystérieux et sacré au salut qui ne se laisse pas enfermer dans une seule façon d’en parler. Au lieu de mettre ces modèles en opposition, peut-être qu’il est plus sage de les voir comme des regards différents, mais complémentaires.

Sébastien Doane, bibliste
Office de catéchèse du Québec

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